LcSZuYdfMe1O62aznLLrpWSYQas@500x185

Le soleil s'est levé depuis une bonne heure lorsque Laurence monte le petit escalier qui mène au perron de Garett. Une fois devant la porte, la femme frappe sur celle-ci et attend qu'on vienne lui ouvrir. Au bout de quelques secondes, le jeune homme se tient devant elle.

" Bonjour, débute-t-il.

- Bonjour Garett. Je suis Laurence et le bureau m'a envoyé jusqu'à toi afin de travailler ensemble sur le dossier « Miroir ».

- Je ne poursuis pas avec Tania ?

- Non car elle a été appelé sur une autre affaire. Puis-je entrer ?

- Bien sûr."

Garett s'écarte du passage pour permettre à Laurence de faire son entrée dans la maison. Une fois qu'elle est à l'intérieur, l'homme ferme la porte derrière elle et l'invite à la suivre jusque dans le salon. Quand les deux personnes arrivent près de la grande table, Garett se montre convivial.

" Vous voulez un café ?

- Je veux bien mais s'il te plaît, utilise le tutoiement avec moi.

- Entendu. Installes-toi, je reviens dans quelques minutes."

Garett abandonne aussitôt Laurence pour se rendre dans la cuisine. Pendant ce temps, la femme observe la décoration de la pièce et voit deux cadres-photos qui trônent sur l'étagère d'un meuble en noyer. Curieuse, la femme s'approche du mobilier et se rend compte qu'il s'agit d'un homme et d'une femme.

" Ce sont mes parents."

Laurence tourne son doux visage vers l'entrée de la pièce et voit Garett qui arrive avec un plateau en faïence blanche dans les mains. Dès qu'il est de retour auprès de la table, l'agent s'éloigne des photos pour se poster face au propriétaire des lieux.

" Ils sont très beaux.

- Etaient est le terme le plus approprié."

Garett effectue le service avant de prendre place autour de la table. Ensuite, il invite Laurence à en faire autant avant de changer de conversation.

" Les analyses sont arrivées ?

- Oui et nous avons eu droit à un bonus en prime. Visiblement, tu as trouvé un porte-clef dont il manque la partie supérieure et pour le cadeau, du sang se trouvait dessus.

- Et nous savons à qui il appartient ?

- Non car la personne concernée ne figure pas sur nos fichiers.

- Super.

- Comme tu dis. Toutefois, on peut consulter la hiérarchie de l'orphelinat pour savoir si un certain Stéphane y exerçait lorsque Daniel était leur pensionnaire.

- Pensionnaire est un bien grand mot surtout lorsque l'on sait les atrocités qu'a vécu ce gamin. Au fait, tu as apporté une chronologie avec toi ?

- Oui et elle est dans ma voiture. Tu vas relever le nom de toutes les personnes qui travaillaient à ce moment.

- D'accord et toi, que vas-tu faire ?

- Je vais nous conduire chez un certain Malleray. Il était le directeur adjoint à cette époque."

Sur l'un des trottoirs du quartier marche Mathieu. Portant son sac d'étudiant sur le dos, l'homme est étonné d'être rejoint par Marie, l'amie de Tania. Celle-ci porte son uniforme foncée de policière et si elle a jeté son dévolu sur le camarade de Garett, c'est pour une bonne raison.

" Excuse-moi de t'importuner jeune homme mais j'ai besoin de te poser des questions au sujet d'une enquête."

Mathieu poursuit son chemin et souhaite se concentrer sur sa vie plutôt qu'à une enquête.

" Désolé mais j'ai cours ce matin et je ne tiens pas a être en retard à cause d'une flic qui fait enfin son boulot.

- J'ai toujours fait mon travail correctement et si tu refuses de coopérer, je suis en droit de te placer en garde à vue.

- N'hésitez pas."

Devant l'insolence du jeune homme, Marie se demande ce qui l'a retient de ne pas l'arrêter de suite. Soudain, Mathieu regarde son nom brodé sur l'uniforme et sourit.

" Un souci ? Demande la gardienne de la paix.

- C'est la première fois que je vous vois dans les parages. Cela explique votre inconscience totale."

Dans la structure dans laquelle exerce Tania, Louis se retient assit derrière son bureau et reçoit la visite de Claire. Une fois que celle-ci se tient devant l'homme, la conversation peut débuter.

" Au son de ta voix, j'ai tout de suite su qu'il y avait un problème. Quel est-il ?

- Deux autres enquêteurs sont sur le terrain, répond la femme.

- Oui et alors ? Si c'est Christine qui l'a exigé, je ne vois pas le souci.

- Ces enquêteurs ne viennent pas de chez nous.

- Quoi ? Tu en es sûre ?

- A cent pour cent puisque l'information vient de David.

- Si le don de notre ami l'a prévenu, c'est pour une bonne raison. Quelqu'un est sur cette histoire ?

- Non mais je suis volontaire pour m'en charger. J'attends juste tes ordres.

- Tu as mon feu vert mais s'il te plaît, fais attention à toi.

- Ne t'inquiète pas pour ça. De toute façon, je te préviendrai si j'ai des ennuis."