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Les portes de l'ascenseur de l'agence s'ouvrent sur Garett, ce qui est très rare en soit. L'homme avance dans la pièce et remarque que plusieurs personnes sont installées autour de la grande table rectangulaire, y compris Jean. Alors qu'il s'apprête à prendre la parole, Garett aperçoit Marie qui se tient dans un coin de la salle. De suite, l'agent fraîchement arrivé se dirige vers elle.
 « Je suis étonné de te voir ici, débute-t-il.
 - J'imagine mais tes compagnons avaient besoin d'un coup de mains.
 - Pour faire quoi ?
 - Tu vas vite le savoir. »

 Soudain, une alarme stridente retenti dans toute l'agence. Alors que les agents autour de la table se lèvent de leur siège, les lumières du plafond émettent des lueurs rouges à intervalles réguliers. Tout à coup, Linnaeüs apparaît à quelques centimètres de l'ascenseur, dans son élégant smoking.
 « Je vous avait dit que venir au sein de votre agence serait un jeu d'enfant.
 - Venir oui mais pour repartir ? » Ironise Aïda, souriant par la même occasion.

 Comme pour vérifier ses dires, Stéphane tente de se volatiliser mais rien ne se produit.
 « Qu'avez-vous fait ? Demande-t-il, inquiet.
 - Nous avons solliciter l'aide d'une autre agence dans le but de pouvoir te coincer. » Intervient Sabine.

 Là, Marie s'avance pour s'arrêter aux côtés de la Marocaine.
 « Je représente l'agence en question.
 - Pourquoi te mêles-tu à leurs affaires ?
 - Parce que c'est mon travail et surtout, parce que les agences doivent s'unir pour lutter contre ton maître.
 - Petite idiote, ricane le tueur en série. Tu viens de mettre ton agence en danger maintenant que tu as prêté main forte à celle-ci.
 - Et je te rassure également sur un détail très important. J'ai agis avec l'autorisation de ma supérieure. »

 Stéphane tente de bouger suite à cette explication mais il est condamné à l'immobilisation la plus totale.
 « J'ai lancé deux sorts à cette salle, à ton attention. Tout d'abord, incapacité de faire le moindre mouvement et enfin, mon second sort risque de te poser problème.
 - Quel est-il ?
 - Un sort de vérité. Jean !
 - Oui ?
 - As-tu une question à lui poser ?
 - Oui.
 - Dans ce cas, fais-toi plaisir. »

 Aussitôt, Jean fixe l'homme et ne tarde pas à le soumettre à son interrogatoire.
 « Pourquoi moi ?
 - Parce que tu as été le témoin oculaire de mon rendez-vous avec Cécile.
 - Parce que se rendre chez une fille pour lui faire du mal mérite d'être nommé ainsi ?
 - Je ne lui ai rien fait car nous sommes... »

 Stéphane cesse de parler car il est victime d'une drôle de sensation. Peu après, des flammes apparaissent sur ses vêtements et ces dernières s'étendent à vive allure.
 « Que lui arrive-t-il ? S'étonne Jean.
 - Sûrement son maître qui n'aime pas son bavardage. »

 Sous les yeux de tous, Stéphane rend son dernier souffle sans qu'il puisse livrer la moindre information.

 Au même moment, alors que Mathieu emprunte le sentier qui mène jusqu'au perron de la demeure qu'il partage avec son père, la porte d'entrée s'ouvre sur une femme. Celle-ci sort de la maison et tombe très vite nez à nez avec le fils du juge.
 « Bonsoir, lui dit-elle.
 - Bonsoir Catherine. Encore en train de conspirer contre le mal qui vit dans notre ville ?
 - Exactement et je dois avouer que ton père est d'une efficacité redoutable pour cette mission.
 - Je ne te le fais pas dire. Parfois, cela l'obsède tellement qu'il n'en ferme pas l'oeil de la nuit.
 - Il n'est pas le seul à connaître des troubles du sommeil à cause d'une profession particulièrement prenante. »